20 août 2012
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Dans ces couleurs-là,
danseur orphique,
se mêlent audaces et pourritures,
et la saveur poivrée
du bourgeon qui surgit,
en trace de force, de paix, de joie réconciliée.
Que vienne un autre air, une autre respiration, le souffle libre d'être reconnu, aimé, accueilli, que vienne ta
paix, ton bonheur, ta source, ton être enfin, qui s'advienne au soleil et bruisse de tes besoins, de tes courants,
de l'onde marbrée de tes ruisseaux, l'eau fraîche donnée sans compter,
que s'ouvrent tes narines sur l'impalpable sensible du délicat de l'air,
qu'il y ait apaisement, adoucissement, et large abandon sur l'édredon de l'accueil franc.
(texte de novembre 1986)